Helloween: l'historique

La carrière d'Helloween commence au milieu des années 80, avec une contribution à une compilation "Death Metal" pour la maison de disques Noise. Le groupe se compose alors de Kai Hansen (chant, guitare), Michael Weikath (guitare), Markus Grosskopf (basse) et Ingo Schwichtenberg (batterie). Les citrouilles enregistrent alors un mini-album, début 1985. Le succès ne se fait pas attendre, et dès septembre, les groupe est en studio pour l'enregistrement de son premier album, Walls of Jericho. Il s'agit d'un album de pur speed metal, qui rencontre un certain succès parmi les métalleux purs et durs. Il est suivi en juillet 86 du single Judas, qui s'inscrit dans la lignée des productions précédentes du groupe.

A la fin de l'année, le groupe, qui vient de recruter un nouveau chanteur en la personne de Michael Kiske, rentre en studio pour enregistrer le nouvel album, Keeper of the Seven Keys, part I. Album très différent de son prédécesseur: le tempo s'est considérablement ralenti, pour laisser la place à des mélodies élaborées, qui laissent à Kiske la possibilté d'exprimer son talent. C'est avec cet album qu'Helloween devient l'un des groupes majeurs des années 80.
L'été 88 est marqué par l'enregistrement de Keeper of the Seven Keys, part II, avec lequel le groupe réussit l'exploit de faire mieux que part I.

C'est alors qu'apparaissent des tensions au sein du groupe. Alors que les autres prennent une direction nettement moins "métal" et plus expérimentale, Kai Hansen préfère quitter le groupe en claquant la porte derrière lui, pour aller fonder Gamma Ray. C'est à ce moment que sort The Best, the Rest, the Rare, un best-of qui n'augure rien de bon pour un groupe à la dérive.

Malgré tout, le reste du groupe s'accroche, et c'est Roland Grapow qui tient la guitare sur Pink Bubbles Go Ape, sorti en 1991. C'est un album assez déroutant, plutot éloigné du métal épique des Keeper, qui ne trouvera pas vraiment son public. Si ceux qui le connaissent l'adorent pour la plupart, il s'agit malgré tout d'un flop monumental, dont le groupe aura du mal à se relever. D'autant que l'album suivant, Chameleon, reçoit à peu près le même accueil. Kiske et Schwichtenberg quittent alors un groupe qu'ils pensent fini.

Opiniâtres, Grosskopf, Weikath et Grapow recrutent un nouveau chanteur, Andi Deris, et un nouveau batteur, Uli Kusch (ex-Gamma Ray, tiens...). Et en 1994, Helloween renoue avec le succès grâce à l'album Master of the Rings, qui marque un retour au heavy-metal, malgré une production beaucoup plus moderne. Succès qui se confirme avec l'album suivant, The Time of the Oath, en 1996, d'autant que les citrouilles profitent aussi du succès des nouveaux groupes de métal comme Angra. C'est fin 96 que sort High Live, le nouvel album live d'Helloween, autrement plus étoffé que le Live in UK, qui datait de la tournée de Keeper II.

Avec ce retour en force, les teutons fêtards nous montrent qu'ils n'ont pas encore dit leur dernier mot, et qu'ils sont encore bien vivants, même s'ils ne peuvent plus espérer remplir Bercy. Quoique, peut-être, d'ici quelques années? Happy, happy Helloween!